La nr de ce jour ...
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Menace sud-africaine sur les mares thouarsaises
Guillaume Koch présente une nasse utilisée pour piéger le xénope du cap.
Echappée d'un élevage, une grenouille sud-africaine colonise les mares
du nord Deux-Sèvres, nuisant à la biodiversité. Comment l'éradiquer ?
En 1998, on avait déjà recensé la présence de « xénopes » du Cap, grenouilles d'origine sud africaine, dans quelques mares du canton d'Argenton-les-Vallées. L'information n'avait été transmise qu'avec « parcimonie ». Aujourd'hui, la prolifération de cette grenouille, qui n'a rien à voir avec la grenouille taureau, est prise très au sérieux par la communauté scientifique et les pouvoirs publics.
Migration vers la Loire ?
Après deux études, un plan d'éradication évalué à 156.000 euros est envisagé, avec, entre autres, des fonds européens. Reste à trouver la collectivité ou l'association qui portera un tel projet. « Pour l'heure, personne n'est candidat », a expliqué Nicolas Coterel, de l'association Deux-Sèvres Nature Environnement, lors d'une conférence-débat organisée à Argenton-les-Vallées. Pourtant, la situation préoccupante car les études ont montré que la présence de cette grenouille avait un impact très négatif sur les espèces autochtones. Là où s'installe le xénope, on note une nette diminution des autres amphibiens. L'espèce est très invasive.
Echappée vraisemblablement d'un élevage de Bouillé-Saint-Paul, la grenouille colonise les nombreuses mares de la région : 26 communes seraient concernées (16 en Deux-Sèvres et 11 en Maine-et-Loire), soit un territoire de plus de 100 kilomètres carrés. Et le front de colonisation progresse d'un kilomètre par an. Des témoignages attesteraient de la présence du xénope à la confluence du Thouet et de la Loire. Pour stopper cette invasion, plusieurs techniques ont été testées. La méthode la plus efficace reste très artisanale, avec l'utilisation de nasses appâtées avec des croquettes pour animaux. La difficulté d'une telle opération d'éradication ne sera pas de trouver les croquettes mais bien de mobiliser des bras pour relever quotidiennement les nasses.
A lire. « Des clandestins aquatiques », par Antoine Fouquet dans la revue herpétologique n° 6 du réseau Atlas amphibiens et reptiles, Poitou-Charentes Nature.
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Quelqu'un connais le sujet ? as une foto de ces frogies ? peut etre Anthony ?
jicé